Image(s) en mouvement

juin 5th, 2012

Les étudiants en première année de formation supérieure de photographie doivent créer un dispositif vidéo et médias mixtes dans le cadre du cours Nouvelles pratiques de l’image et du photographique. Il s’agit de réaliser une proposition permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur.

Dylan, Metaflow (pre/co-injection)
Ce film est une étude de la matière, de la finitude de la chair, du corps. Le processus embaumement d’un corps est ponctué par l’écoulement des fluides, corporels ou synthétiques. Cette notion est antinomique à celle qui caractérise le corps mort où tout ce qui faisait que l’être était vivant s’est arrêté, circulation du sang, connexions synaptiques permettant le flux des impulsions électrique du système nerveux, système digestif et mouvements péristaltiques des organes qui lui sont liés.

Installation, détail

 
Stéphanie, Controlled (extraits)
Des boxeurs sont filmés juste après l’effort, les portraits expriment avec sensibilité essoufflement et force physique.

Installation, détails

 
Jean-Luc, Mon très cher René
Des lettres d’amour datant de la seconde guerre mondiale sont le point de départ de l’installation. L’auteur recrée un dispositif de l’attente avec des images en diptyque et une voix off robotisée qui lit les lettres de Jo à René. Le spectateur est installé sur un lit avec un Iphone, à l’écoute.

Installation, détails

 
Mehdi, Sacadage
Quatre tirages papier + un écran 15’’. Support DVDr, durée 6 min
Fondé sur des rythmes hypnotiques, les personnages à l’écran bouclent, partent, reviennent évoquant les images subliminales.

Installation, détails

 
Delphine, Face à face, détails de l’installation
Dans cette installation, le spectateur se trouve devant deux écrans: à droite les personnes filmées font de grands gestes, à gauche une application interagit avec le spectateur. Pour influencer le comportement de l’application, le spectateur finit par agir comme les personnes précédemment filmées. Ce dispositif interroge la relation entre le spectateur et une image comportementale.

 
Chloé, The Cube Odyssey
Ce projet questionne la notion d’infini en projetant sur un volume limité, un cube suspendu des images du cosmos.

 
Giacomo, Transit
Deux écrans se font face, une tension se crée jusqu’à ce que la balle traverse virtuellement l’espace muséographique pour briser le pot en terre.

 
Yann, À La Mémoire
Il ne reste à l’auteur de sa grand-mère récemment décédée d’Alzheimer que des images super 8. Cette maladie altérant le souvenir, l’installation propose ainsi une sorte d’introspection du passé avec ces films et un texte spécialement écrit pour l’occasion par Raphaël Piguet.

 
Sven, Bui Fa
Bui Fa se traduit par “des obscurités en arrière”. Ce projet s’inspire des souvenirs de l’artiste liés à la nuit, pour parler de l’anodin. L’installation veut plonger le spectateur dans une expérience proche de celle de l’artiste quand, plus jeune, il se trouvait réveillé dans son lit pour écouter le bruit du réfrigérateur de ses grands-parents.

 
Myriam, In Between, trailer
Ici la caméra a tourné sans arrêt pendant 2h21min lors d’une soirée entre étudiants. Présenté sans montage, l’auteur cherche par la présence de trois écrans à recréer de la conversation à l’intérieur des conversations.

Documentation du dispositif

 
Julie, Kenya Drive, durée 16 min
L’auteure a passé trois semaines au Kenya filmant très librement le paysage qu’elle propose ici sous la forme d’un diptyque.

Documentation du dispositif

 
Lihuen, Depister “Obscuridad”
À partir d’images vidéo, une bande son est composé en direct, jouant aussi sur la fragmentation de l’écran.

 
Lihuen, Depister “Caminata”

 
Simon, Olympia, documentation
L’image d’une femme est capturée à travers une webcam et ralentit dix fois créant une sorte de transe hypnotique.

 
Valentina, Passage
Un jeu s’installe entre un détail urbain et son amplification sonore.

 
Clémentine, Before Sleeping, documentation
Pendant son sommeil, un dormeur est soumis aux bruits du quotidien.

QR WALK

février 13th, 2012

Le QR code (QR pour Quick Response) est un type de code-barres en deux dimensions (ou code matriciel) constitué de modules noirs disposés dans un carré à fond blanc. QR veut dire en anglais Quick Response, car le contenu du code peut être décodé rapidement. Destiné à être lu par un lecteur de code-barres, un téléphone mobile, ou un smartphone.
Wikipédia.

Il s’agit de créer un parcours dans l’enceinte de l’école ou du quartier en utilisant des QR Codes. Le spectateur doit passer d’une image à une autre, d’un QR Code à un autre à l’aide de son téléphone portable. Les images doivent être reliées entre elles en formant : une série, une narration, un jeu de questions/réponses.

Stéphanie Daumüller
Vue inattendue
Un Travail poétique de la perception consciente

Sven Stoppani
Le Nouveau Plan directeur
Une promenade entre fantaisie et réalité




Myriam Ziehli, Lihuen Galli Constatin


Entretiens, troisième édition

juin 13th, 2011

Les étudiants doivent réaliser un entretien filmé avec un praticien ou un théoricien en relation avec leur thématique de mémoire de diplôme.

Diego Saldiva, Entretien avec Steve Iuncker, photographe suisse, 12’10″
Diego Saldiva interroge Steve Iuncker sur le corps anatomique dans la représentation photographique: ses implications plastiques et éthiques.

Alice Lorenzetti, Entretien avec Nelly Rodriguez, photographe suisse d’origine espagnole, 6’40″
Nelly Rodriguez explique la série photographique mangiato abbiam mangiato dans laquelle elle décrit l’univers de sa grand-mère et la relation qu’elle entretient avec elle.

 

Antoine Bruy, Entretien avec Philippe Brault, photographe documentaire français, 8’26″
Philippe Brault est l’un des pionniers du webdocumentaire, il explique en quoi il considère que ce nouveau format permet une grande liberté de ton et de temps.

Yannick Bartolozzi, entretien avec Geert Goiris, photographe belge, 6’40″
Yannick Bartolozzi s’intéresse à la relation entre fiction et réalité, ou comment la fiction se tisse à travers les codes photographiques. Geert Goiris répond à ces questions en revenant sur sa démarche documentaire.

Bérénice Mercier,  entretien avec Yann Mingard et Alban Kakulya, photographes suisses, 7’37″
L’entretien porte sur le livre East of a new Eden : European external borders: a documentary account. Ce livre décrivant une certaine réalité des frontières européennes exemplifie selon Bérénice Mercier la relation entre texte et photographies.

Filipe Borges, entretien avec Mike Mandel, artiste américain
Filipe Borges propose à Mike Mandel de revenir sur sa collaboration avec Larry Sultan.

Olivier Lovey, entretien avec Nathalie Herschorfer, historienne de l’art, auteure et commissaire d’exposition suisse, 8’44″
Dans le cadre de sa recherche sur le genre portrait et particulièrement sur le portrait monstrueux, Olivier Lovey interroge Nathalie Herschorfer sur les enjeux curatoriaux actuels.

Alizé Hafner, entretien avec Guido Mocafico, photographe italien vivant en suisse, 27′
Guido Mocafico a travaillé sur la nature morte allant parfois jusqu’à l’exercice de style en reproduisant photographiquement la précision de la peinture flamande. Alizé Hafner l’interroge sur la nature morte contemporaine.
Pour des raisons techniques, l’entretien est ici un extrait de 13′.

Lignes de temps

juin 13th, 2011

En collaboration avec Mathieu Bernard-Reymond.
Les étudiants sensibilisés à l’histoire du panorama dans la photographie, le cinéma et les nouvelles technologies doivent réaliser des images qui expriment une relation de temps.
En voici quelques exemples:

Yu Jie
Autour de son espace quotidien

Louis-Pacifique Vuillemin
Démonstration par l’absurde de l’impossibilité d’une tentative de suicide

Raphaël Piguet
Projet exploratoire

Filipe Martins
Une ligne tracée dans l’espace urbain disparaît peu à peu

Emmanuelle Fournier-Lorentz
Reconstitution d’un espace improbable fruit de quatre années de prises de vue dans des lieux très éloignés géographiquement

Lisa Stucki
Vers un réinvention du panorama immersif, recherche de dispositif

Juliette Russbach
Quatre états d’un mur blanc

Vanessa Di Tuoro
Silhouettes et moments suspendus

Films Accrochés

juin 13th, 2011

Il s’agit de réaliser un film photographique en utilisant des images fixes existantes trouvées dans des magazines, sur Internet, sur des flyers… Ces images ne doivent pas appartenir à l’étudiant, elles doivent être présentés sous la forme d’un film photographique et d’un accrochage muséographique.

Juliette Russbach, R.I.P
Film réalisé sur la base du profil Facebook transformé en mémorial suite au décès à la guerre de son propriétaire.

Filipe Martins, Enfance
Filipe Martins revisite les images de son enfance et questionne ainsi notre relation au souvenir.

Vanessa, Di Tuoro, Voyage
Vanessa Di Tuoro suit les traces de son voyage en Finlande à travers les images postées par l’ensemble des touristes sur Internet.

Emmanuelle Fournier-Lorentz, New York
Emmanuelle Fournier-Lorentz revisite les moments de son séjour à New-York par les banques d’images trouvées sur Internet.

Entretiens – seconde édition

juin 10th, 2010

En lien avec l’écriture de leurs mémoires, les étudiants réalisent une interview filmée. Le projet doit s’éloigner des standards télévisuels, pour résonner avec la thématique du semestre, à savoir Les Formes alternatives du documentaire dans le champ du cinéma et des nouveaux médias.

Jean-Noël Pazzi, Entre-vue: entretien avec Alain Fleischer, vidéo, 9′, 2010
L’entretien est réalisé sous la forme d’un diptyque, un portrait de face sans expression et un plan séquence de mains qui jouent avec des stylos devant un téléphone incluant un portrait de Kafka. Le son est continu, entre chaque question s’opère un(e) « coupe-circuit », la boucle vidéo du portrait recommence depuis le début. Le travail de Jean-Noël Pazzi porte sur la question des espaces potentiels, il interroge Alain Fleischer sur son travail photographique en regard de cette thématique.

Jean-Noël Pazzi, Entre-vue: entretien avec Alain Fleischer, vidéo, 9\’

Marie Bergé, Conversation about… with one body, two echos and mistakes, entretien avec Patrick Hari, HD, 35’32”, 2010
Le 30 avril 2010, à 10h15 du matin, Marie Bergé interviewe le photographe suisse Patrick Hari sur un mode “entretien-performance”. L’artiste doit à la fois répondre à des questions et suivre des instructions. L’entretien est organisé dans la galerie d’art Eva Presenhuber à Zurich pendant l’exposition de Jean-Frédédric Schnyder; cet espace est pour l’artiste un lieu à contre-emploi, éloigné de son champ d’action et d’intérêt.  Le son est continu, mais l’image entre chaque changement de plan est toutefois absente.

Voir le projet:

Sabrina Friio, Entretien avec Christian Knörr, vidéo, 27’23”, 2010
Sabrina Friio interroge Christian Knörr photographe de mode et artiste, sur sa relation à l’habit, la photographie, et autres sujets connexes. Cet entretien est réalisé sur le mode la performance, Sabrina Friio et Christian Knörr conversent et suivent simplement le fil de leurs réflexions.

Sabrina Friio, Entretien avec Christian Knörr, vidéo, 27”23′, 2010

Shannon Guerrico, Conversation avec Marco Costantini “sur ce qu’il reste de la nature morte en photographie”…, vidéo, 19”12, 2010
Shannon Guerrico interroge Marco Costantini, historien d’art et curateur, sur la nature morte en photographie. La question que suscite principalement la nature morte en photographie est sa relation intrinsèque et parfois pesante à la peinture. Le décor est ici potentiellement celui d’une nature morte contemporaine, un ordinateur Apple, deux tasses, et une cafetière organisés selon une composition qui cherche la rupture.

Shannon Guerrico, Conversation avec Marco Costantini “sur ce qu’il reste de la nature morte en photographie”…, vidéo, 19”12, 2010

Pauline Aellen, Ute Heidemann, vidéo, 5′, 2010
Pauline Aellen s’entretient avec Ute Heidemann, professeure en lettre de l’Université de Lausanne et directrice du Centre de Recherche en langues et littératures européennes comparées (CLE). L’interview porte sur la représentation des femmes dans les contes de fées; une représentation communément fondée sur des clichés qui s’avère au final nettement plus complexe.

Pauline Aellen, Ute Heidemann, vidéo, 5′, 2010

Panoramas – deuxième édition

juin 9th, 2010

La figure du panorama historiquement rattachée à l’histoire de la perspective, reste un moyen contemporain de création et d’exploration du territoire. Il s’agit, pour les étudiants, de réaliser avec des outils de création contemporains des panoramas connectés et fonctionnant en une série cohérente.

En collaboration avec Mathieu Bernard-Reymond, enseignant cours informatique.

Un grand merci à Jérémie Séguillon pour son aide précieuse.

Olivier Lovey, Gender Exploration, panorama interactif, 2010
Les images présentées sont cinq portraits de style Close-up recomposés à partir de visages féminins et masculins. Le spectateur peut se déplacer sur la surface des visages, mais il n’a accès qu’à un fragment de celui-ci. Le spectateur, maître de son regard et dirigé par sa curiosité, explore l’image de manière inédite. Il identifiera tour à tour des parties clairement masculines et féminines. En passant à l’image suivante, le spectateur découvre le visage dans sa totalité réalisé sous la forme d’un montage imparfait. Il comprend alors la différence entre la photographie et sa reconstruction mentale.

Voir le projet:

Antoine Bruy, Maquette, panorama interactif, 2010
Ce projet se penche sur la question de la représentation du paysage et en particulier des zones urbaines résidentiels. La photographie combinée avec une technologie numérique permet une transformation substantielle du matériau photographique. Le paysage urbain est réinterprété.
Les photographies sont ici « maquétisées », par des aplats de couleur rajoutés numériquement. Le rendu a un aspect tridimensionnel, les images oscillent entre une apparente réalité photographique et une virtualité numérique schématisée.

Voir le projet:

Diego Saldiva, Le Cadre, panorama interactif 2010
Le regard sur la nature est modifié par la vie urbaine. La nature est dans l’inconscient collectif, considérée  soit comme un jardin, soit comme un symbole de liberté. Elle est souvent vécue à travers une image cadrée par une fenêtre. Les panoramas ici naviguent entre une maison reconstruite, servant d’abri et de protection contre la nature et une nature asservie modélisée sous la forme d’un cube.

Voir le projet:

Sabrina Biro, My Mind Is (Not) Yours, panorama interactif, 2010
Sabrina Biro crée, à partir de son univers, une atmosphère intime et plonge le spectateur dans une sorte de voyeurisme. L’exploration des images est difficile, elles se dérobent sous le curseur et semblent vouloir échapper au visiteur trop curieux. Le son crée une tension qui va crescendo, soulignant le caractère malsain de l’intrusion .

Voir le projet:

Maxime Becker, Cube TV, panorama interactif, 2010
Le Cube TV explore sous la forme d’images fixes les flux visuels à laquelle la télévision nous confronte en permanence. Les images sont réorganisées non pas selon leur contenu mais en fonction de dominantes de couleur.

Voir le projet:

Alice Lorenzetti, Le Motel de Founex, panorama interactif, 2010
Les trois bâtiments qui constituent le motel abandonné,  est situé à la sortie d’autoroute de Founex, dans le canton de Vaud en Suisse. Les lieux sont squattés et visités régulièrement. Il s’agit ici d’explorer l’ensemble désœuvré de cette structure.

Voir le projet:

Alizé Afner, La Ramée, panorama interactif, 2010
Ce panorama décrit symboliquement l’idée de la croisée des chemins, l’individu navigue pour finalement toujours revenir au point de départ.

Voir le projet:

Bérénice Mercier, Papiliorama, panorama interactif, 2010
Le papiliorama de Kerzers expose une nature fragile et exotique alors qu’il est situé au milieu de la campagne fribourgeoise. L’objectif du projet est de montrer à la fois cette nature et les artifices qui lui permettent finalement d’exister. Le spectateur navigue entre l’idée d’une forêt en même temps authentique et artificielle. Ce projet rend indirectement hommage aux panoramas du dix-neuvième siècle, tel que le Maréorama, qui en voulant immerger le spectateur multipliaient à l’excès les effets sophistiqués.

Voir le projet:

Yannic Bartolozzi, Where is Jack?, panorama interactif, 2010
Where is Jack ? est comme son nom l’indique un jeu de piste. Il faut repérer un personnage soigneusement caché et lui cliquer dessus pour passer à l’étape suivante. La difficulté accroît en avançant dans le jeu.

Voir le projet:

Projet 1+1 =, deuxième édition

février 3rd, 2010

Pour la deuxième année consécutive, le projet 1+1=, mené dans le cadre du séminaire, est consacré à la notion de cinéma étendu, augmenté, et au multi-écrans. Les étudiants sont ainsi sensibilisés à l’œuvre de certains artistes majeurs tels que Eija-Liisa Ahtila, Christian Marclay, Melik Ohanian, Marie-José Burki, ou encore Abel Gance. Les étudiants doivent réaliser un ou plusieurs dispositifs permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur. Ce dispositif doit impliquer au minimum deux écrans, ou deux médias autonomes.

Le projet de Marie Bergé se décompose entre une performance et l’exposition de son enregistrement. Pour la performance, une forme plongée dans le noir évolue selon un mouvement toujours identique. Cette forme est éclairée une seconde par un minuteur déclenché par le spectateur. Ce qui est visible est donc à chaque fois inédit, le spectateur doit peu à peu recomposer l’entièreté du mouvement. Les dix écrans rendent compte de la diversité de ce jeu d’éclairage.

Marie Bergé, Carré sur ronds, extrait de la performance
Marie Bergé, Carré sur ronds
Marie Bergé, Carré sur ronds, dispositif
Marie Bergé, Carré sur ronds

Pauline Aellen propose un diptyque dans lequel est imagé le clignement de l’œil, œil fermé, œil ouvert. Les scènes sont des plans fixes plus ou moins longs de paysages hivernales dépourvues de présence humaine où rien ne se passe, invitant à la contemplation. Le titre, Last Winter Here, évoque la volonté de garder en mémoire un endroit que l’on va quitter.

Pauline Aellen, Last Winter Here, extrait
Pauline Aellen, Last Winter Here
Pauline Aellen, Last Winter Here, dispositif
Pauline Aellen, Last Winter Here

Dans le projet Matière morte, Sabrina Friio partage l’écran entre une scène de prise de vue, et un gros plan sur une matière en respiration. Un mannequin est emballé afin d’être protégé du froid, il recouvert de couvertures. Ces photographies appartiennent à la série Protect me. À droite, un mouvement étrange et lent fait vivre la matière.

Sabrina Friio, Matière morte, extrait
2010, installation vidéo, 2 vidéoprojecteurs, 2 hautes parleurs, bande vidéo, 4/3, PAL, couleur, son stéréo, 38’30
Sabrina Friio, Matière morte

Le projet A W A Y de Jean-Noël Pazzi, est une installation vidéo composée d’une visionneuse super 8 et d’une projection numérique et de quatre bocaux. Le concept général est une topographie de deux lieux. Les lieux sont d’abord filmés en super 8, à la première personne, puis le trajet est parcouru une nouvelle fois avec le film développé fixé sous la chaussure. Malgré l’abondance des documents présentés dont des morceaux de neige fondue, la documentation du lieu reste tout de même relative. Ce dispositif est un vase clos d’auto-documentation, qui traite de la surabondance de preuves du réel.

Jean-Noël Pazzi, Away, extrait
Jean-Noël Pazzi, Away, extrait

Le projet Sans titre de Saulo Haruo Ohara comporte un triptyque. Le premier écran montre une vidéo de so grand père agriculteur et photographe décédé récemment de la maladie d’Alzheimer. Le deuxième écran présente des détails de nature ou de corps. On voit sur le troisième écran Tei Muramoto, la grand-mère de l’auteur en train de prier à l’église Tenrikyo. Les trois vidéos sont reliées par l’oeuvre électroacoustique Travessia composée par le frère de l’auteur. Le spectateur est invité à se plonger dans cet univers spirituel, montrant les tensions du temps, du passage de la vie à la mort.

Sans titre Saulo Haruo Ohara, Tei Muramoto, troisième écran

Sans titre de Saulo Haruo Ohara, extrait du premier écran.

Sans titre Saulo Haruo Ohara, dispositif, extrait

Sans titre de Saulo Haruo Ohara, dispositif, extrait

No Kellogg’s Family est une installation à deux écrans accompagné d’une bande son. Shannon Guerrico se penche sur le style photographique de l’album de famille. Elle mutile ces images, évoquant ainsi l’imperfection et la violence de tout système familial; par ce geste, elle recrée étrangement une grande famille de gribouillés.

No Kellogg’s Family, Shannon Guerrico, extrait

No Kellogg’s FamilyShannon Guerrico, extrait

No Kellogg’s Family, Shannon Guerrico, dispositif, extrait

No Kellogg’s FamilyShannon Guerrico, dispositif, extrait

Film photographique et Internet

février 3rd, 2010

Les étudiants devaient réaliser un film photographique en utilisant comme seule source Internet, et les outils affiliés (Google Map, google earth, etc.). Ils devaient déléguer la prise de vue, et en accepter la basse qualité; une posture quelque peu inédite et intrigante pour des photographes. Ils devaient rassembler leur collecte autour d’un scénario libre.

Sabrina Tschanz a suivi Kate Lesic, une jeune fille dont le profil détaillé sur Facebook permet ici d’en reconstituer la vie dans les moindres détails.

Sabrina Tschanz, Kate Lesic, 1’58”
Sabrina Tschanz, Kate Lesic

Filipe Borges considère la nouvelle forme de place publique proposé par Internet. Au lendemain de la votation sur les minarets en Suisse, il reconstruit un fil filmique des différents échanges entre habitués des blogs ou des forums. Les commentaires amateurs sont souvent violents et désinhibés, les auteurs agissant généralement sous le couvert d’un pseudonyme. À cela s’ajoutent les argumentaires tranchés des politiques.

Filipe Borges, Suissitude, 6’46”
Filipe Borges, Suissitude

Olivier Lovey signifie la multiplicité des usagers d’Internet à travers un jeu de surimpressions de foules. Au milieu de cette densité humaine surgit un visage en transformation, en vieillissement, manifestant un temps universel toujours en marche.

Olivier Lovey, Lost in Information, extrait
Olivier Lovey, Lost in Information

Alice Lorenzetti effectue virtuellement le parcours entre Maggia, son village natal et Lausanne; Un trajet qu’elle fait régulièrement depuis quatre ans. Elle traverse ainsi un paysage familier à travers les documents stéréotypés trouvés sur Internet.

Alice Lorenzetti, Maggia-Lausanne, extrait
Alice Lorenzetti, Maggia-Lausanne

Diego Saldiva fait le lien entre la Suisse et le Brésil son pays d’origine. Il utilise des conversations familiales réalisées par Skype, auxquelles il ajoute des images de football et de montagne trouvées sur Internet; des images clichées pour autant symptomatiques de son ressenti.

Diego Saldiva, Saudade, extrait
Diego Saldiva, Saudade

Yannic Bartolozzi utilise les caractéristiques plastiques de google street-view pour décrire un monde cataclysmique dans lequel les individus et les objets sont évidés de leurs identités et de leurs structures.

Yannic Bartolozzi, Google on earth, extrait
Yannic Bartolozzi, Google on earth

Projet Interviews

juin 8th, 2009

Les étudiants de deuxième année ont réalisé l’interview d’un praticien ou d’un théoricien en relation avec le thème de leurs mémoires de fin d’études. Cette enquête fût l’occasion aussi de montrer le travail de réalisateurs comme Jean Rouch, Wim Wenders (Chambre 666), ou encore Valerio Zurlini (La Stazione).

Sophie Waridel interviewe le photographe suisse Steve Iuncker sur Xavier (1996-98), une enquête photographique datant de 1996, portant sur un jeune homme condamné car malade du sida. (18″).
Extrait (1″).
SophieWaridel_Extrait.flv

Zoé Jobin interviewe par voie épistolaire la photographe finlandaise Aino Kannisto. Elle adapte l’entretien écrit en recréant des plans vidéos évoquant le travail de l’artiste, et en lisant les réponses de celle-ci. (7’18″)
Extrait (2’19″).
ZoeJobin_Extraitlong.flv

Caroline Imsand interviewe le Docteur Olivier Tschannen, département des sciences sociales, université de Fribourg, en relation avec son mémoire sur l’identité et l’auto-représentation dans la création photographique. (13’20″)
Extrait (1’08″)
CarolineImsand_Extrait.flv

Sandra Garrido Campos interviewe Eric Seydoux, plasticien et chaman, en relation avec son mémoire sur Rendre visible l’invisible, approche historique et contemporaine de l’art spirite. (13’44″)
Extrait (45″)
SandraGarrido_Extrait.flv

Zoe Olsommer interviewe Françoise, une jeune femme d’origine suisse et camerounaise en relation avec la question du métissage. (4’24″)
Extrait (1’30″)
ZoeOlsommer_Extrait.flv