Projet 1+1 =, deuxième édition
février 3rd, 2010 by Caroline BernardPour la deuxième année consécutive, le projet 1+1=, mené dans le cadre du séminaire, est consacré à la notion de cinéma étendu, augmenté, et au multi-écrans. Les étudiants sont ainsi sensibilisés à l’œuvre de certains artistes majeurs tels que Eija-Liisa Ahtila, Christian Marclay, Melik Ohanian, Marie-José Burki, ou encore Abel Gance. Les étudiants doivent réaliser un ou plusieurs dispositifs permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur. Ce dispositif doit impliquer au minimum deux écrans, ou deux médias autonomes.
Le projet de Marie Bergé se décompose entre une performance et l’exposition de son enregistrement. Pour la performance, une forme plongée dans le noir évolue selon un mouvement toujours identique. Cette forme est éclairée une seconde par un minuteur déclenché par le spectateur. Ce qui est visible est donc à chaque fois inédit, le spectateur doit peu à peu recomposer l’entièreté du mouvement. Les dix écrans rendent compte de la diversité de ce jeu d’éclairage.
Marie Bergé, Carré sur ronds, extrait de la performance
Marie Bergé, Carré sur ronds
Marie Bergé, Carré sur ronds, dispositif
Marie Bergé, Carré sur ronds
Pauline Aellen propose un diptyque dans lequel est imagé le clignement de l’œil, œil fermé, œil ouvert. Les scènes sont des plans fixes plus ou moins longs de paysages hivernales dépourvues de présence humaine où rien ne se passe, invitant à la contemplation. Le titre, Last Winter Here, évoque la volonté de garder en mémoire un endroit que l’on va quitter.
Pauline Aellen, Last Winter Here, extrait
Pauline Aellen, Last Winter Here
Pauline Aellen, Last Winter Here, dispositif
Pauline Aellen, Last Winter Here
Dans le projet Matière morte, Sabrina Friio partage l’écran entre une scène de prise de vue, et un gros plan sur une matière en respiration. Un mannequin est emballé afin d’être protégé du froid, il recouvert de couvertures. Ces photographies appartiennent à la série Protect me. À droite, un mouvement étrange et lent fait vivre la matière.
Sabrina Friio, Matière morte, extrait
2010, installation vidéo, 2 vidéoprojecteurs, 2 hautes parleurs, bande vidéo, 4/3, PAL, couleur, son stéréo, 38’30
Sabrina Friio, Matière morte












