Entretiens – seconde édition

juin 10th, 2010 by Caroline Bernard

En lien avec l’écriture de leurs mémoires, les étudiants réalisent une interview filmée. Le projet doit s’éloigner des standards télévisuels, pour résonner avec la thématique du semestre, à savoir Les Formes alternatives du documentaire dans le champ du cinéma et des nouveaux médias.

Jean-Noël Pazzi, Entre-vue: entretien avec Alain Fleischer, vidéo, 9′, 2010
L’entretien est réalisé sous la forme d’un diptyque, un portrait de face sans expression et un plan séquence de mains qui jouent avec des stylos devant un téléphone incluant un portrait de Kafka. Le son est continu, entre chaque question s’opère un(e) « coupe-circuit », la boucle vidéo du portrait recommence depuis le début. Le travail de Jean-Noël Pazzi porte sur la question des espaces potentiels, il interroge Alain Fleischer sur son travail photographique en regard de cette thématique.

Jean-Noël Pazzi, Entre-vue: entretien avec Alain Fleischer, vidéo, 9\’

Marie Bergé, Conversation about… with one body, two echos and mistakes, entretien avec Patrick Hari, HD, 35′32”, 2010
Le 30 avril 2010, à 10h15 du matin, Marie Bergé interviewe le photographe suisse Patrick Hari sur un mode “entretien-performance”. L’artiste doit à la fois répondre à des questions et suivre des instructions. L’entretien est organisé dans la galerie d’art Eva Presenhuber à Zurich pendant l’exposition de Jean-Frédédric Schnyder; cet espace est pour l’artiste un lieu à contre-emploi, éloigné de son champ d’action et d’intérêt.  Le son est continu, mais l’image entre chaque changement de plan est toutefois absente.

Voir le projet:

Sabrina Friio, Entretien avec Christian Knörr, vidéo, 27′23”, 2010
Sabrina Friio interroge Christian Knörr photographe de mode et artiste, sur sa relation à l’habit, la photographie, et autres sujets connexes. Cet entretien est réalisé sur le mode la performance, Sabrina Friio et Christian Knörr conversent et suivent simplement le fil de leurs réflexions.

Sabrina Friio, Entretien avec Christian Knörr, vidéo, 27”23′, 2010

Shannon Guerrico, Conversation avec Marco Costantini “sur ce qu’il reste de la nature morte en photographie”…, vidéo, 19”12, 2010
Shannon Guerrico interroge Marco Costantini, historien d’art et curateur, sur la nature morte en photographie. La question que suscite principalement la nature morte en photographie est sa relation intrinsèque et parfois pesante à la peinture. Le décor est ici potentiellement celui d’une nature morte contemporaine, un ordinateur Apple, deux tasses, et une cafetière organisés selon une composition qui cherche la rupture.

Shannon Guerrico, Conversation avec Marco Costantini “sur ce qu’il reste de la nature morte en photographie”…, vidéo, 19”12, 2010

Pauline Aellen, Ute Heidemann, vidéo, 5′, 2010
Pauline Aellen s’entretient avec Ute Heidemann, professeure en lettre de l’Université de Lausanne et directrice du Centre de Recherche en langues et littératures européennes comparées (CLE). L’interview porte sur la représentation des femmes dans les contes de fées; une représentation communément fondée sur des clichés qui s’avère au final nettement plus complexe.

Pauline Aellen, Ute Heidemann, vidéo, 5′, 2010

Panoramas – deuxième édition

juin 9th, 2010 by Caroline Bernard

La figure du panorama historiquement rattachée à l’histoire de la perspective, reste un moyen contemporain de création et d’exploration du territoire. Il s’agit, pour les étudiants, de réaliser avec des outils de création contemporains des panoramas connectés et fonctionnant en une série cohérente.

En collaboration avec Mathieu Bernard-Reymond, enseignant cours informatique.

Un grand merci à Jérémie Séguillon pour son aide précieuse.

Olivier Lovey, Gender Exploration, panorama interactif, 2010
Les images présentées sont cinq portraits de style Close-up recomposés à partir de visages féminins et masculins. Le spectateur peut se déplacer sur la surface des visages, mais il n’a accès qu’à un fragment de celui-ci. Le spectateur, maître de son regard et dirigé par sa curiosité, explore l’image de manière inédite. Il identifiera tour à tour des parties clairement masculines et féminines. En passant à l’image suivante, le spectateur découvre le visage dans sa totalité réalisé sous la forme d’un montage imparfait. Il comprend alors la différence entre la photographie et sa reconstruction mentale.

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Antoine Bruy, Maquette, panorama interactif, 2010
Ce projet se penche sur la question de la représentation du paysage et en particulier des zones urbaines résidentiels. La photographie combinée avec une technologie numérique permet une transformation substantielle du matériau photographique. Le paysage urbain est réinterprété.
Les photographies sont ici « maquétisées », par des aplats de couleur rajoutés numériquement. Le rendu a un aspect tridimensionnel, les images oscillent entre une apparente réalité photographique et une virtualité numérique schématisée.

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Diego Saldiva, Le Cadre, panorama interactif 2010
Le regard sur la nature est modifié par la vie urbaine. La nature est dans l’inconscient collectif, considérée  soit comme un jardin, soit comme un symbole de liberté. Elle est souvent vécue à travers une image cadrée par une fenêtre. Les panoramas ici naviguent entre une maison reconstruite, servant d’abri et de protection contre la nature et une nature asservie modélisée sous la forme d’un cube.

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Sabrina Biro, My Mind Is (Not) Yours, panorama interactif, 2010
Sabrina Biro crée, à partir de son univers, une atmosphère intime et plonge le spectateur dans une sorte de voyeurisme. L’exploration des images est difficile, elles se dérobent sous le curseur et semblent vouloir échapper au visiteur trop curieux. Le son crée une tension qui va crescendo, soulignant le caractère malsain de l’intrusion .

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Maxime Becker, Cube TV, panorama interactif, 2010
Le Cube TV explore sous la forme d’images fixes les flux visuels à laquelle la télévision nous confronte en permanence. Les images sont réorganisées non pas selon leur contenu mais en fonction de dominantes de couleur.

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Alice Lorenzetti, Le Motel de Founex, panorama interactif, 2010
Les trois bâtiments qui constituent le motel abandonné,  est situé à la sortie d’autoroute de Founex, dans le canton de Vaud en Suisse. Les lieux sont squattés et visités régulièrement. Il s’agit ici d’explorer l’ensemble désœuvré de cette structure.

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Alizé Afner, La Ramée, panorama interactif, 2010
Ce panorama décrit symboliquement l’idée de la croisée des chemins, l’individu navigue pour finalement toujours revenir au point de départ.

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Bérénice Mercier, Papiliorama, panorama interactif, 2010
Le papiliorama de Kerzers expose une nature fragile et exotique alors qu’il est situé au milieu de la campagne fribourgeoise. L’objectif du projet est de montrer à la fois cette nature et les artifices qui lui permettent finalement d’exister. Le spectateur navigue entre l’idée d’une forêt en même temps authentique et artificielle. Ce projet rend indirectement hommage aux panoramas du dix-neuvième siècle, tel que le Maréorama, qui en voulant immerger le spectateur multipliaient à l’excès les effets sophistiqués.

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Yannic Bartolozzi, Where is Jack?, panorama interactif, 2010
Where is Jack ? est comme son nom l’indique un jeu de piste. Il faut repérer un personnage soigneusement caché et lui cliquer dessus pour passer à l’étape suivante. La difficulté accroît en avançant dans le jeu.

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Projet 1+1 =, deuxième édition

février 3rd, 2010 by Caroline Bernard

Pour la deuxième année consécutive, le projet 1+1=, mené dans le cadre du séminaire, est consacré à la notion de cinéma étendu, augmenté, et au multi-écrans. Les étudiants sont ainsi sensibilisés à l’œuvre de certains artistes majeurs tels que Eija-Liisa Ahtila, Christian Marclay, Melik Ohanian, Marie-José Burki, ou encore Abel Gance. Les étudiants doivent réaliser un ou plusieurs dispositifs permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur. Ce dispositif doit impliquer au minimum deux écrans, ou deux médias autonomes.

Le projet de Marie Bergé se décompose entre une performance et l’exposition de son enregistrement. Pour la performance, une forme plongée dans le noir évolue selon un mouvement toujours identique. Cette forme est éclairée une seconde par un minuteur déclenché par le spectateur. Ce qui est visible est donc à chaque fois inédit, le spectateur doit peu à peu recomposer l’entièreté du mouvement. Les dix écrans rendent compte de la diversité de ce jeu d’éclairage.

Marie Bergé, Carré sur ronds, extrait de la performance
Marie Bergé, Carré sur ronds
Marie Bergé, Carré sur ronds, dispositif
Marie Bergé, Carré sur ronds

Pauline Aellen propose un diptyque dans lequel est imagé le clignement de l’œil, œil fermé, œil ouvert. Les scènes sont des plans fixes plus ou moins longs de paysages hivernales dépourvues de présence humaine où rien ne se passe, invitant à la contemplation. Le titre, Last Winter Here, évoque la volonté de garder en mémoire un endroit que l’on va quitter.

Pauline Aellen, Last Winter Here, extrait
Pauline Aellen, Last Winter Here
Pauline Aellen, Last Winter Here, dispositif
Pauline Aellen, Last Winter Here

Dans le projet Matière morte, Sabrina Friio partage l’écran entre une scène de prise de vue, et un gros plan sur une matière en respiration. Un mannequin est emballé afin d’être protégé du froid, il recouvert de couvertures. Ces photographies appartiennent à la série Protect me. À droite, un mouvement étrange et lent fait vivre la matière.

Sabrina Friio, Matière morte, extrait
2010, installation vidéo, 2 vidéoprojecteurs, 2 hautes parleurs, bande vidéo, 4/3, PAL, couleur, son stéréo, 38’30
Sabrina Friio, Matière morte

Le projet A W A Y de Jean-Noël Pazzi, est une installation vidéo composée d’une visionneuse super 8 et d’une projection numérique et de quatre bocaux. Le concept général est une topographie de deux lieux. Les lieux sont d’abord filmés en super 8, à la première personne, puis le trajet est parcouru une nouvelle fois avec le film développé fixé sous la chaussure. Malgré l’abondance des documents présentés dont des morceaux de neige fondue, la documentation du lieu reste tout de même relative. Ce dispositif est un vase clos d’auto-documentation, qui traite de la surabondance de preuves du réel.

Jean-Noël Pazzi, Away, extrait
Jean-Noël Pazzi, Away, extrait

Le projet Sans titre de Saulo Haruo Ohara comporte un triptyque. Le premier écran montre une vidéo de so grand père agriculteur et photographe décédé récemment de la maladie d’Alzheimer. Le deuxième écran présente des détails de nature ou de corps. On voit sur le troisième écran Tei Muramoto, la grand-mère de l’auteur en train de prier à l’église Tenrikyo. Les trois vidéos sont reliées par l’oeuvre électroacoustique Travessia composée par le frère de l’auteur. Le spectateur est invité à se plonger dans cet univers spirituel, montrant les tensions du temps, du passage de la vie à la mort.

Sans titre Saulo Haruo Ohara, Tei Muramoto, troisième écran

Sans titre de Saulo Haruo Ohara, extrait du premier écran.

Sans titre Saulo Haruo Ohara, dispositif, extrait

Sans titre de Saulo Haruo Ohara, dispositif, extrait

No Kellogg’s Family est une installation à deux écrans accompagné d’une bande son. Shannon Guerrico se penche sur le style photographique de l’album de famille. Elle mutile ces images, évoquant ainsi l’imperfection et la violence de tout système familial; par ce geste, elle recrée étrangement une grande famille de gribouillés.

No Kellogg’s Family, Shannon Guerrico, extrait

No Kellogg’s FamilyShannon Guerrico, extrait

No Kellogg’s Family, Shannon Guerrico, dispositif, extrait

No Kellogg’s FamilyShannon Guerrico, dispositif, extrait

Film photographique et Internet

février 3rd, 2010 by Caroline Bernard

Les étudiants devaient réaliser un film photographique en utilisant comme seule source Internet, et les outils affiliés (Google Map, google earth, etc.). Ils devaient déléguer la prise de vue, et en accepter la basse qualité; une posture quelque peu inédite et intrigante pour des photographes. Ils devaient rassembler leur collecte autour d’un scénario libre.

Sabrina Tschanz a suivi Kate Lesic, une jeune fille dont le profil détaillé sur Facebook permet ici d’en reconstituer la vie dans les moindres détails.

Sabrina Tschanz, Kate Lesic, 1′58”
Sabrina Tschanz, Kate Lesic

Filipe Borges considère la nouvelle forme de place publique proposé par Internet. Au lendemain de la votation sur les minarets en Suisse, il reconstruit un fil filmique des différents échanges entre habitués des blogs ou des forums. Les commentaires amateurs sont souvent violents et désinhibés, les auteurs agissant généralement sous le couvert d’un pseudonyme. À cela s’ajoutent les argumentaires tranchés des politiques.

Filipe Borges, Suissitude, 6′46”
Filipe Borges, Suissitude

Olivier Lovey signifie la multiplicité des usagers d’Internet à travers un jeu de surimpressions de foules. Au milieu de cette densité humaine surgit un visage en transformation, en vieillissement, manifestant un temps universel toujours en marche.

Olivier Lovey, Lost in Information, extrait
Olivier Lovey, Lost in Information

Alice Lorenzetti effectue virtuellement le parcours entre Maggia, son village natal et Lausanne; Un trajet qu’elle fait régulièrement depuis quatre ans. Elle traverse ainsi un paysage familier à travers les documents stéréotypés trouvés sur Internet.

Alice Lorenzetti, Maggia-Lausanne, extrait
Alice Lorenzetti, Maggia-Lausanne

Diego Saldiva fait le lien entre la Suisse et le Brésil son pays d’origine. Il utilise des conversations familiales réalisées par Skype, auxquelles il ajoute des images de football et de montagne trouvées sur Internet; des images clichées pour autant symptomatiques de son ressenti.

Diego Saldiva, Saudade, extrait
Diego Saldiva, Saudade

Yannic Bartolozzi utilise les caractéristiques plastiques de google street-view pour décrire un monde cataclysmique dans lequel les individus et les objets sont évidés de leurs identités et de leurs structures.

Yannic Bartolozzi, Google on earth, extrait
Yannic Bartolozzi, Google on earth

Projet Interviews

juin 8th, 2009 by Caroline Bernard

Les étudiants de deuxième année ont réalisé l’interview d’un praticien ou d’un théoricien en relation avec le thème de leurs mémoires de fin d’études. Cette enquête fût l’occasion aussi de montrer le travail de réalisateurs comme Jean Rouch, Wim Wenders (Chambre 666), ou encore Valerio Zurlini (La Stazione).

Sophie Waridel interviewe le photographe suisse Steve Iuncker sur Xavier (1996-98), une enquête photographique datant de 1996, portant sur un jeune homme condamné car malade du sida. (18″).
Extrait (1″).
SophieWaridel_Extrait.flv

Zoé Jobin interviewe par voie épistolaire la photographe finlandaise Aino Kannisto. Elle adapte l’entretien écrit en recréant des plans vidéos évoquant le travail de l’artiste, et en lisant les réponses de celle-ci. (7′18″)
Extrait (2′19″).
ZoeJobin_Extraitlong.flv

Caroline Imsand interviewe le Docteur Olivier Tschannen, département des sciences sociales, université de Fribourg, en relation avec son mémoire sur l’identité et l’auto-représentation dans la création photographique. (13′20″)
Extrait (1′08″)
CarolineImsand_Extrait.flv

Sandra Garrido Campos interviewe Eric Seydoux, plasticien et chaman, en relation avec son mémoire sur Rendre visible l’invisible, approche historique et contemporaine de l’art spirite. (13′44″)
Extrait (45″)
SandraGarrido_Extrait.flv

Zoe Olsommer interviewe Françoise, une jeune femme d’origine suisse et camerounaise en relation avec la question du métissage. (4′24″)
Extrait (1′30″)
ZoeOlsommer_Extrait.flv

Projet Panoramas

juin 8th, 2009 by Caroline Bernard

Étudier le panorama en tant que dispositif permet de traverser l’histoire de l’art en s’interrogeant sur la place du spectateur et sur les questions relatives à son immersion. Autour de sa nature et son évolution se regroupent des préoccupations liées à l’histoire de la peinture, du cinéma et de la photographie. Plus récemment, un outil d’exploration comme streetview propose un modèle de représentation du territoire en connectant le référant photographique à un monde modélisé et calculé.

Les étudiants proposent ici un ensemble de mondes photographiques reconstruits à manipuler avec la souris.

Télécharger l’ensemble des films

Jean-Noël Pazzi, Panacée, 2009, Voir le panorama.
jeannoelpazzi_panacee400px


Pauline Aellen, Sans-titre, 2009. Voir le panorama.
paulineaellen_panorama02


Ohara Saulo Haruo, Sans-titre, 2009. Voir le panorama
oharasauloharuo_panorama


Paul Rousteau, Same but different, 2009. Voir le panorama.
paulrousteau_samebutdifferent


Dalila Ingold, Abfallfilm, 2009. Voir le panorama.
dalilaingold_panoramaversion02


Marie Bergé, Corps, 2009. Voir le panorama.
marieberge_corps


Sabrina Friio, Jeu_Boite, 2009. Voir le panorama.
sabrinafriio_jeu_boite


Shannon Guerrico, En boite, 2009. Voir le panorama.
shannonguerrico_enboite

Cinéma vérité

juin 8th, 2009 by Caroline Bernard

Les étudiants de deuxième année doivent réaliser l’interview d’un praticien ou d’un théoricien en relation avec le thème de leurs mémoires de fin d’études.

Dziga Vertov, cinéaste russe né en 1896, son pseudonyme signifie toupie qui tourne.“Ciné-oeil” = Ciné-je vois (je vois avec la caméra) + ciné-j’écris (j’enregistre avec la caméra sur la pellicule) + Ciné-organise (je monte).
La méthode du “Ciné-oeil” est la méthode d’étude scientifico-expérimentale du monde visible:
a) sur la base d’une fixation planifiée des faits de la vie sur la pellicule,
b) sur la base d’une organisation planifiée des ciné-matériaux documentaires fixés sur la pellicule.

Donc le “Ciné-Oeil” n’est pas seulement le nom d’un groupe de cinéastes. Pas seulement celui d’un film (Ciné-oeil ou la vie à l’improviste). Et pas non plus un certain courant dans le soi-disant “art” (de gauche ou de droite). Le “Ciné-Oeil” c’est un mouvement qui s’intensifie sans cesse, en faveur de l’action par les faits contre l’action par la fiction, si forte que soit l’impression produite par cette dernière.

Extrait Articles, Journaux, projets, 1972, Sylvianne Mossé, Andrée Robel

De 1787 à Masaki Fujihata

février 3rd, 2009 by Caroline Bernard

1787, Robert Baker coinçoit le panorama et avec l’invention de la photographie puis du cinéma suivront de nombreux dispositifs ayant pour ambition d’immerger le spectateur, de coller une vue totale à son regard, de l’intégrer dans un environnement. Nicolas Burtey, photographe spécialisé dans la photographie panoramique propose un historique des panoramas. Voir le lien.

2005, Masaki Fujihata, artiste japonnais poursuit son travail d’exploration du territoire, et sa série des Fields-Works. Il couple une lentille panoramique à une caméra DV et un GPS, les images ainsi indexées sur les coordonnées GPS sont projetées sur des cylindres dans un univers en trois dimensions. Masaki Fujihata s’interroge sur l’identité et la construction de l’individu en relation à son territoire. A Genève connu pour son aspect cosmopolite, il rencontre des interprètes et traducteurs d’origine étrangère et il les questionne sur leurs ressentis, leur attachement à la langue maternelle, leur nation d’origine, et les particularités du territoire genevois.

Download Masaki Fujihata, Landing-Home in Geneva, Genève
Extrait du making-of (Jean-Luc Marchina, Annelore Schneider, Caroline Bernard)
Avec la collaboration Haute école d’arts et de design, Centre pour l’image contemporaine

Projet Panoramas

février 3rd, 2009 by Caroline Bernard

La figure du panorama historiquement rattachée à l’histoire de la perspective, reste un moyen contemporain de création et d’exploration du territoire. Il s’agit, dans le cadre de ce séminaire, de réaliser avec des outils de création contemporains des panoramas connectés et fonctionnant en une série cohérente. Ces panoramas sont à créer avec des séries d’images fixes spécialement réalisés pour le séminaire.

L’objectif est d’utiliser les logiciels présentés pour proposer des univers qui ne soient pas nécessairement une représentation du réel. En effet, l’intérêt ici est d’élaborer un univers ludique, personnel qui met en jeu de façon inédite la relation entre le spectateur et les images.

Projet 1+1=, quelques propositions

janvier 21st, 2009 by Caroline Bernard

Le projet 1+1=, mené dans le cadre du séminaire, est consacré à la notion de cinéma étendu, augmenté, et au multi-écrans. Les étudiants sont ainsi sensibilisés à l’œuvre de certains artistes majeurs tels que Eija-Liisa Ahtila, Christian Marclay, Melik Ohanian, Marie-José Burki, ou encore Abel Gance. 

Depuis plus d’un an, le séminaire permet aux étudiants de la formation supérieure de photographie de s’interroger sur des modèles de représentation du temps et de l’espace, la restitution de la mémoire et de l’histoire à travers la captation et l’arrangement des images.

Le projet 1+1= consiste en la réalisation d’un ou plusieurs dispositifs permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur.

Download 

Projet 1+1

Sans titre, Zoé Jobin, étudiante en deuxième année
Il s’agissait de créer un jeu de regards entre deux images, entre un paysage qui défile et un oeil sans vision véritable, rendu aveugle en devenant image. Le spectateur s’immisce dans cette relation, couché sur un matelas entre les deux écrans, il ne peut les voir simultanément, son regard circule de l’un à l’autre, il édite ainsi son propre champ de vision.

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La Traversée, Laëtitia Gessler, étudiante en deuxième année
En mettant deux écrans face à face, l’ambition est de signifier un espace qui n’existe pas, le spectateur est traversé par le hors-champ, et écrasé par la voiture.

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A new visual guide trough television

A new visual guide trough television

TV project, A new visual guide trough television,
Augustin Rebetez
, étudiant en deuxième année
Conçue à partir d’images photographiques tirées de la télévision, cette vidéo recrée un flux d’images en mouvement, en une sorte de diaporama qui ressemble à du scratch visuel. Pour trois minutes de séquence, plus de dix mille photographies ont été nécessaires. Présenté sur deux écrans, ce projet a pour ambition  de devenir une sorte de cinéma infini déployé tant dans la durée que dans la spatialité.

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Visions de l’entente, Florian Bloesch, étudiant en deuxième année
En jouant sur le décalage et la disproportion entre un son amplifié et une image anecdotique, les actions du quotidien se trouvent étrangement décrites. L’écran est petit, disposé au fond de la salle, le spectateur doit chercher le support visuel des sons qu’il entend. Un certain hommage à Playtime de Jacques Tati.