Cinéma exposé, étendu, augmenté

Au cours de l’année précédente, le cours s’est concentré sur la notion de représentation du temps, la restitution de la mémoire et de l’histoire à travers la captation des images (autour du l’oeuvre philosophique d’Aby Warburg). Il a été ensuite question de la représentation d’un espace restitué, à travers par exemple le travail d’artistes comme Michaël Naimark ou Luc Courchesne (relation à la cartographie interactive et au panorama).

Les œuvres d’un certain nombre d’artistes et vidéastes comme Abel Gance, Eija-Liisa Ahtila, Thierry de Mey, ou encore Thierry Kuntzell permettront d’explorer les notions de cinéma exposé ou étendu, et de se sensibiliser à la notion d’écrans multiples ou partagés. Chez ces artistes, la relation au spectateur est modifiée par la variation spatiale des images et l’organisation habile de jeux temporels.

Christian Marclay, né en 1955, aux états unis. Il a grandit en Suisse.
Christian Marclay, Crossfire (2007)
4 projections vidéo synchronisées, couleur, son, 8 minutes 30 secondes en boucle, 4 écrans de 3,5 mètres de base.
Christian Marclay fait de l’arme à feu l’instrument de percussion privilégié de Crossfire. Les coups de feu de Pulp Fiction de Quentin Tarantino dialoguent avec le pétaradant final de Scarface de Brian De Palma ; Terminator de James Cameron avec A Bullet in the Head de John Woo… voir le lien

Christian Marclay, Crossfire

Melik Ohanian, née en 1969, en France.
Melik Ohanian, The Hand (2002)

DVD, moniteurs, son et texte, dimensions variables
Les images des battements de mains sont autant de notes qui contribuent à l’ensemble de la composition musicale. La vidéo enregistrée devient membre d’une partition exécutée en temps réel.

Melik Ohanian, The Hand (2002)


Eija-Liisa Ahtila, artiste finlandaise, née en 1959
Eija-Liisa Ahtila, Me/We (1993)
Ce court film de quatre-vingt dix secondes traite dans un format proche de la publicité de la structure familiale et de la complexité des relations au sein de la famille.

Eija-Liisa Ahtila, Me/We (1993)

Eija-Liisa Ahtila, If 6 was 9 (1995)
10′
Par ce triptyque, Ahtila souhaite rendre visible un groupe humain généralement muet, les adolescentes aux prises avec leurs corps en transformation et avec leurs sexualités.

Eija-Liisa Ahtila, If 6 was 9 (1995)


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