Et Hollywood… Et les écrans partagés.

Jeux de champs contre-champs, complexification de l’espace de tournage, simultanéité des événements, l’écran partagé est une figure de style largement usitée au cinéma, à ne pas confondre pour autant avec les écrans cumulés ou encore la polyvision proposée par Abel Gance dans les années 1920.

L’Affaire Thomas Crown, (film américain en couleur, 1968 )
Un film de Norman Jewison,  né en 1926 à Toronto (Canada)

Dans L‘Affaire Thomas Crown, le réalisateur recourt ponctuellement à l’écran partagé, Steve Macqueen orchestre un hold-up depuis son bureau, il synchronise par téléphone des hommes de main qui sans se connaître se retrouvent pour la première fois au moment même du braquage. Chaque écran correspond à un personnage qui attend dans un lieu proche de la banque le signal de départ. L’écran retrouve son unité au moment de leur arrivée à la banque.
L’écran partagé est utilisé une deuxième fois lors du match de polo, les écrans se cumulent, mais aussi se déplacent en fonction du déplacement des chevaux et de la caméra. L’écran se partage parfois en une multitude de vignettes qui répètent la même image, la séquence prend un aspect plus organique.

Carrie de Brian de Palma, adaptation de Stephen King, 1976
L’écran se scinde en deux parties lors de la fameuse scène du bal où Carrie une nouvelle fois humiliée utilise ses pouvoirs surnaturels, et met à feu et à sang le bal de promotion. Carrie prend le pouvoir sur l’ensemble de la salle, et ne laisse aux personnes présentes aucune échappatoire, l’écran partagé souligne la totalité de son emprise, pour la première fois de sa vie, le monde lui est entièrement soumis.

Ecran partagé

Ecran partagé

La scène du bal, écran partagé
La scène du bal, écran partagé

La scène du bal, écran partagé

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