Archive for the ‘Cours 1er année’ Category

Image(s) en mouvement

Mardi, juin 5th, 2012

Les étudiants en première année de formation supérieure de photographie doivent créer un dispositif vidéo et médias mixtes dans le cadre du cours Nouvelles pratiques de l’image et du photographique. Il s’agit de réaliser une proposition permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur.

Dylan, Metaflow (pre/co-injection)
Ce film est une étude de la matière, de la finitude de la chair, du corps. Le processus embaumement d’un corps est ponctué par l’écoulement des fluides, corporels ou synthétiques. Cette notion est antinomique à celle qui caractérise le corps mort où tout ce qui faisait que l’être était vivant s’est arrêté, circulation du sang, connexions synaptiques permettant le flux des impulsions électrique du système nerveux, système digestif et mouvements péristaltiques des organes qui lui sont liés.

Installation, détail

 
Stéphanie, Controlled (extraits)
Des boxeurs sont filmés juste après l’effort, les portraits expriment avec sensibilité essoufflement et force physique.

Installation, détails

 
Jean-Luc, Mon très cher René
Des lettres d’amour datant de la seconde guerre mondiale sont le point de départ de l’installation. L’auteur recrée un dispositif de l’attente avec des images en diptyque et une voix off robotisée qui lit les lettres de Jo à René. Le spectateur est installé sur un lit avec un Iphone, à l’écoute.

Installation, détails

 
Mehdi, Sacadage
Quatre tirages papier + un écran 15’’. Support DVDr, durée 6 min
Fondé sur des rythmes hypnotiques, les personnages à l’écran bouclent, partent, reviennent évoquant les images subliminales.

Installation, détails

 
Delphine, Face à face, détails de l’installation
Dans cette installation, le spectateur se trouve devant deux écrans: à droite les personnes filmées font de grands gestes, à gauche une application interagit avec le spectateur. Pour influencer le comportement de l’application, le spectateur finit par agir comme les personnes précédemment filmées. Ce dispositif interroge la relation entre le spectateur et une image comportementale.

 
Chloé, The Cube Odyssey
Ce projet questionne la notion d’infini en projetant sur un volume limité, un cube suspendu des images du cosmos.

 
Giacomo, Transit
Deux écrans se font face, une tension se crée jusqu’à ce que la balle traverse virtuellement l’espace muséographique pour briser le pot en terre.

 
Yann, À La Mémoire
Il ne reste à l’auteur de sa grand-mère récemment décédée d’Alzheimer que des images super 8. Cette maladie altérant le souvenir, l’installation propose ainsi une sorte d’introspection du passé avec ces films et un texte spécialement écrit pour l’occasion par Raphaël Piguet.

 
Sven, Bui Fa
Bui Fa se traduit par “des obscurités en arrière”. Ce projet s’inspire des souvenirs de l’artiste liés à la nuit, pour parler de l’anodin. L’installation veut plonger le spectateur dans une expérience proche de celle de l’artiste quand, plus jeune, il se trouvait réveillé dans son lit pour écouter le bruit du réfrigérateur de ses grands-parents.

 
Myriam, In Between, trailer
Ici la caméra a tourné sans arrêt pendant 2h21min lors d’une soirée entre étudiants. Présenté sans montage, l’auteur cherche par la présence de trois écrans à recréer de la conversation à l’intérieur des conversations.

Documentation du dispositif

 
Julie, Kenya Drive, durée 16 min
L’auteure a passé trois semaines au Kenya filmant très librement le paysage qu’elle propose ici sous la forme d’un diptyque.

Documentation du dispositif

 
Lihuen, Depister “Obscuridad”
À partir d’images vidéo, une bande son est composé en direct, jouant aussi sur la fragmentation de l’écran.

 
Lihuen, Depister “Caminata”

 
Simon, Olympia, documentation
L’image d’une femme est capturée à travers une webcam et ralentit dix fois créant une sorte de transe hypnotique.

 
Valentina, Passage
Un jeu s’installe entre un détail urbain et son amplification sonore.

 
Clémentine, Before Sleeping, documentation
Pendant son sommeil, un dormeur est soumis aux bruits du quotidien.

Lignes de temps

Lundi, juin 13th, 2011

En collaboration avec Mathieu Bernard-Reymond.
Les étudiants sensibilisés à l’histoire du panorama dans la photographie, le cinéma et les nouvelles technologies doivent réaliser des images qui expriment une relation de temps.
En voici quelques exemples:

Yu Jie
Autour de son espace quotidien

Louis-Pacifique Vuillemin
Démonstration par l’absurde de l’impossibilité d’une tentative de suicide

Raphaël Piguet
Projet exploratoire

Filipe Martins
Une ligne tracée dans l’espace urbain disparaît peu à peu

Emmanuelle Fournier-Lorentz
Reconstitution d’un espace improbable fruit de quatre années de prises de vue dans des lieux très éloignés géographiquement

Lisa Stucki
Vers un réinvention du panorama immersif, recherche de dispositif

Juliette Russbach
Quatre états d’un mur blanc

Vanessa Di Tuoro
Silhouettes et moments suspendus

Films Accrochés

Lundi, juin 13th, 2011

Il s’agit de réaliser un film photographique en utilisant des images fixes existantes trouvées dans des magazines, sur Internet, sur des flyers… Ces images ne doivent pas appartenir à l’étudiant, elles doivent être présentés sous la forme d’un film photographique et d’un accrochage muséographique.

Juliette Russbach, R.I.P
Film réalisé sur la base du profil Facebook transformé en mémorial suite au décès à la guerre de son propriétaire.

Filipe Martins, Enfance
Filipe Martins revisite les images de son enfance et questionne ainsi notre relation au souvenir.

Vanessa, Di Tuoro, Voyage
Vanessa Di Tuoro suit les traces de son voyage en Finlande à travers les images postées par l’ensemble des touristes sur Internet.

Emmanuelle Fournier-Lorentz, New York
Emmanuelle Fournier-Lorentz revisite les moments de son séjour à New-York par les banques d’images trouvées sur Internet.

De 1787 à Masaki Fujihata

Mardi, février 3rd, 2009

1787, Robert Baker coinçoit le panorama et avec l’invention de la photographie puis du cinéma suivront de nombreux dispositifs ayant pour ambition d’immerger le spectateur, de coller une vue totale à son regard, de l’intégrer dans un environnement. Nicolas Burtey, photographe spécialisé dans la photographie panoramique propose un historique des panoramas. Voir le lien.

2005, Masaki Fujihata, artiste japonnais poursuit son travail d’exploration du territoire, et sa série des Fields-Works. Il couple une lentille panoramique à une caméra DV et un GPS, les images ainsi indexées sur les coordonnées GPS sont projetées sur des cylindres dans un univers en trois dimensions. Masaki Fujihata s’interroge sur l’identité et la construction de l’individu en relation à son territoire. A Genève connu pour son aspect cosmopolite, il rencontre des interprètes et traducteurs d’origine étrangère et il les questionne sur leurs ressentis, leur attachement à la langue maternelle, leur nation d’origine, et les particularités du territoire genevois.

Download Masaki Fujihata, Landing-Home in Geneva, Genève
Extrait du making-of (Jean-Luc Marchina, Annelore Schneider, Caroline Bernard)
Avec la collaboration Haute école d’arts et de design, Centre pour l’image contemporaine

Sans Soleil, Chris Marker

Mardi, novembre 25th, 2008

Focus particulier sur les séquences de Sans Soleil (1983) présentant des séries d’images fixes.
“J’ai passé ma journée devant la télé. Boite à souvenir. J’étais à Naja en compagnie des cerfs sacrés, je prenais une photo sans savoir qu’au XV siècle, Basho avait écrit Le saule contemple à l’envers l’image du héron ». Les images de la télévision défilent en une série de photographies, et opèrent une sorte de remontage filmique du mouvement télévisuel. 

J'ai passé ma journée devant la télé.
J'ai passé la journée devant ma télé

Love is for the birds

Mardi, novembre 25th, 2008

Lise Duclaux, né en 1970 en France, vit et travaille à Bruxelles.
Elle réalise des séries de romans photos, ou des sortes planches narratives, en s’intéressant à la notion de lieu commun, et la recherche identitaire. L’ensemble de ces romans photos est téléchargeable sur le site de l’artiste.

Love is for the birds, Lise Duclaux, 2001

Love is for the birds, page 1

Love is for the birds, page 1

Droit de regards, Marie-Françoise Plissart

Mardi, novembre 25th, 2008

Marie Françoise Plissart, née à Bruxelles en 1954, est une photographe et cinéaste belge. En 1985, elle réalise le roman photo Droits de regards, un livre de 36 pages sans textes, uniquement des photos dont la narration fonctionne comme une suite de palindromes.

L’ouvrage Droit de Regards est suivi d’un texte de Jacques Derrida, 1985, dont voici un extrait.

- C’est pourquoi ce je disais: la question du genre pose et développe la différence sexuelle, dans son instabilité la plus indécise, la différence tremblante, justement, et non la dualité oppositionnelle. Ce qui tremble ici, c’est la loi du genre. (more…)

Des films à voir sur place

Mercredi, octobre 1st, 2008

Les écrans mobiles permettent de contextualiser la diffusion des films, le spectateur doit physiquement se déplacer et par exemple dans les travaux de Natacha Clitandre suivre pas à pas la marche de celle-ci. Dans son projet La Domestique, l’espace de l’écran se superpose à l’espace réel du tournage se confondant strictement avec lui. Ses films sont des promenades à réaliser dans le lieu même où les images ont été réalisées, en fonction des indications qu’elle donne, des coups de sonnette qui ponctuent le film. Elle propose au spectateur de prendre part à un jeu formel dans lequel l’écran devient littéralement le prolongement de son corps et mes jambes se substituent aux siennes.

Voir le site de La Domestique

Natacha Clitandre (Canada), La Domestique, 2008

Natacha Clitandre, La Domestique, 2008

Dans la même veine des films à consulter sur place, l’expérience réalisée par Gwenola Wagon dans le cadre du master arts plastiques de l’Université Paris 8 et le festival Pocket films. Le projet Mobile Tube est une série de films à consulter sur la Piazza Beaubourg en fonction d’une carte distribuée aux spectateurs.

Gwenola Wagon et le Master Arts Plastiques, Mobile tube, la carte, 2008

Gwenola Wagon et le Master Arts Plastiques, Mobile tube, la carte, 2008

A noter le travail de Dominique Gonin-Peysson: Sa performance Corrélation Mobile, sorte de jeu d’arcade à taille réelle, et ses Quatre histoires de poches, poèmes vidéos en hommage à plusieurs artistes contemporains.

L’agence de Voyage Nogo Voyages
Stéphane Dégoutin, Alex Knapp, Gwenola Wagon
Nogo Voyages est une agence de voyages d’un genre inédit, le voyage est considéré comme un atelier, et la prise d’images et de sons est au coeur de l’exploration.

A suivre prochainement lors de Version Beta au Centre de l’image contemporaine à Saint-Gervais, Genève:

Moilesullaz 1:1, 2008
Avec le dispositif Moillesulaz 1:1, les visiteurs pénètrent dans une carte à échelle 1, qui n’est consultable que sur le site qu’elle représente. Ils écoutent des sons et des réflexions à l’endroit même où ils ont été émis.

1, 2008

un autre exemple de Nogo Voyages
Gwenola Wagon, Blackpool-Manchester, 2008
vidéo couleur en split screen. Sous-titres en anglais. Projet présenté au Festival TRIP (Territories Reimagined: International Perspectives), Manchester, 19-21 juin 2008.
Blackpool-Manchester est l’histoire d’une dérive à travers des territoires fictifs et réels. Le 16 juillet 2007, je visite Blackpool. Le 26 juillet, je dérive à Manchester, sans avoir le temps de visiter la ville autour. Pour le festival TRIP, je planifie un voyage de Blackpool à Manchester. Dans un premier temps, je réalise l’expérience d’un voyage en naviguant sur des sites Internet et en utilisant des interfaces telles que Google Earth et Second Life.  Je réunis toutes sortes d’informations sur les lieux situés entre les deux villes et explore les histoires collectées comme si je me trouvais sur place. J’explorerai les histoires collectées, et je tirerai de ce voyage une première vidéo, comme si je me trouvais sur place.
Le voyage imaginaire se prolonge dans un territoire réel, je me déplace physiquement entre Blackpool et Manchester.
Gwenola Wagon

Voir les films

Gwenola Wagon, Blackpool-Manchester, 2008

Gwenola Wagon, Blackpool-Manchester, 2008

Ecrans Mobiles

Jeudi, septembre 18th, 2008

Lili range le chat, les expériences de films pour téléphone portable:
Ballon, rétrospective
L’ensemble de ces films a été réalisé pour la première édition du Pocket Film Festival en 2005 à Paris. Ils ont été montré à nouveau sous un montage inédit en 2008 à ce même festival.
Ces séquences entretiennent un rapport métaphorique à l’usage premier du téléphone portable. Le téléphone est accroché à un ballon, un des enjeux est de reculer les limites de la mobilité du téléphone (il n’est plus une simple extension du corps) et lui faire prendre la voie des airs, à l’image des ondes qui de relais en relais traversent l’espace pour assurer la communication.

Ballon, rétrospective, 2008

Ballon, rétrospective, 2008

Ballon, Dispositif de tournage, 2008

Ballon, Dispositif de tournage, 2008

Voir l’ensemble des expériences de 2005

Time Phones, Caroline Bernard, Gwenola Wagon
Gwenola Wagon est professeur à l’université de Paris 8, et membre du collectif d’artistes Cela étant.

Atelier se déroulant à l’HEAD, Postgrade, à Genève, les 22-23-24 mai 2006 sur le thème des films pour téléphones portables. Ce worshop est en relation avec le festival Pocket films qui a eu lieu le 6, 7 8 octobre 2006 au centre Pompidou.
L’enjeu était de réaliser des performances de tournage avec de multiples cadreurs en utilisant les téléphones caméras, Les films étaient ensuite montés et diffusés sous la forme d’un split screen. Nous avons demandé aux étudiants de penser à la finalité collective de ce travail, de s’interroger sur la vision plurielle et les possibles relations entre chaque image… En effet, comment plusieurs vues venant d’autant de filmeurs peuvent-elles cohabiter dans un même espace-temps ?

Time Phones, performance, 2006

Time Phones, performance, 2006

Voir le site de Time Phones

Son Papillon s’est envolé, 2007
Damien Guichard, Caroline Bernard, Ourida Boulferkat, Catherine Cochard, Ariadna Mateu Olivella, Aurélie Sanchez, Eugenia Biserova, Otabek Gafurbekov, Shukhrat Karimov

Dans le cadre de notre nouvelle participation au Pocket Films Festival (8-9-10 juin 2007, Beaubourg Paris), l’équipe de Lili range le chat a conduit pendant plusieurs mois un échange cinématographique entre l’Europe et l’Ouzbékistan. Cet échange s’est poursuivi sur place au mois d’avril 2007 (films dominos) par des ateliers en partenariat avec le service culturel français de la ville de Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan.
Il s’agissait de créer un jeu de croisements d’images à partir d’expressions idiomatiques russes, ouzbeks, françaises, ou espagnoles. A intervalles réguliers, les artistes participants réalisaient un film court avec comme phrase d’accroche un proverbe, une expression et le postaient sur le blog spécialement crée pour l’occasion. Ce blog était ainsi un lieu de rendez-vous virtuel, il permettait une correspondance filmique. Il est devenu par prolongement un outil de montage, puisque l’accumulation des images crée un film hybride à auteurs multiples. Au final, les filmeurs sont devenus des lépidoptéristes, capturant des films papillons qu’ils épinglaient par la suite pour créer une collection haute en couleurs. 

Son Papillon s’est envolé, 2007

Son Papillon s’est envolé, 2007

En savoir plus sur Son Papillon s’est envolé, 2007

Voir le Blog

Valérie Mréjen, née en 1969 à Paris

Valérie Mréjen, Hors Saison, environ 2′, 2008, couleur, son
Valérie Mréjen est une artiste qui manipule le langage, et à travers lui la mémoire et les souvenirs. Hors Saison est un film photographique d’une durée de deux minutes, des cartes postales d’hôtels au décor des années 1970 s’enchaînent avec par dessus une voix off qui tisse le lien narratif entre les images. Les cartes postales sont des pièces vides et impeccables, la voix est celle d’un mari dont le couple décline et qui raconte des vacances potentiellement rattachés à ces lieux anonymes.

Hors Saison, environ 2′, 2008, couleur, son
Hors Saison, environ 2′, 2008, couleur, son

La Photographie comme photogramme

Mardi, septembre 2nd, 2008

Il s’agit d’explorer à travers le travail d’artistes contemporains les codes de la continuité filmique, comment se crée le fil d’un film? La photographie est considérée dans ces exemples comme un photogramme, c’est à dire comme l’unité constituante du film.

Chris Marker, né en 1921, nationalité française
Chris Marker, La Jetée (1962)
Ce film est réalisé par une succession de photographies. La photographie, on le sait, est une captation du réel, d’un passé révolu, Chris Marker sonde par ce médium pourtant gelé tous les possibles passages à travers le temps.
« Tel était le but des expériences : projeter dans le Temps des émissaires, appeler le passé et l’avenir au secours du présent. »
(phrase extraite du texte de La jetée)

En lire plus sur La Jetée

Chris Marker, La Jetée (1962)

Isabella Rosselini, née en 1952, nationalité italienne
Dans un autre registre et en vue du séminaire:
Isabella Rosselini réalise en vue d’une diffusion sur téléphones portables un ensemble de courts métrages sur la sexualité des insectes.

Isabella Rosselini, Green Porno, Bees, (2008)

Atsuko Uda, née en 1973, nationalité japonaise
Ensemble de ses Webdramas

Les webdramas sont des films interactifs diffusés sur Internet. Atsuko Uda met en images des petites scènes de la vie par des jeux de boucles, répétitions. Le spectateur, par ses déplacements de souris, consulte les images, et active des sortes de ritournelle.
En savoir plus sur Atsuko Uda, site du Ciren
Voir les webdramas, site personnel

Voir A Couple, An Autumn day

A couple, an autumn day