Archive for the ‘Non classé’ Category

Entretiens, troisième édition

Lundi, juin 13th, 2011

Les étudiants doivent réaliser un entretien filmé avec un praticien ou un théoricien en relation avec leur thématique de mémoire de diplôme.

Diego Saldiva, Entretien avec Steve Iuncker, photographe suisse, 12’10″
Diego Saldiva interroge Steve Iuncker sur le corps anatomique dans la représentation photographique: ses implications plastiques et éthiques.

Alice Lorenzetti, Entretien avec Nelly Rodriguez, photographe suisse d’origine espagnole, 6’40″
Nelly Rodriguez explique la série photographique mangiato abbiam mangiato dans laquelle elle décrit l’univers de sa grand-mère et la relation qu’elle entretient avec elle.

 

Antoine Bruy, Entretien avec Philippe Brault, photographe documentaire français, 8’26″
Philippe Brault est l’un des pionniers du webdocumentaire, il explique en quoi il considère que ce nouveau format permet une grande liberté de ton et de temps.

Yannick Bartolozzi, entretien avec Geert Goiris, photographe belge, 6’40″
Yannick Bartolozzi s’intéresse à la relation entre fiction et réalité, ou comment la fiction se tisse à travers les codes photographiques. Geert Goiris répond à ces questions en revenant sur sa démarche documentaire.

Bérénice Mercier,  entretien avec Yann Mingard et Alban Kakulya, photographes suisses, 7’37″
L’entretien porte sur le livre East of a new Eden : European external borders: a documentary account. Ce livre décrivant une certaine réalité des frontières européennes exemplifie selon Bérénice Mercier la relation entre texte et photographies.

Filipe Borges, entretien avec Mike Mandel, artiste américain
Filipe Borges propose à Mike Mandel de revenir sur sa collaboration avec Larry Sultan.

Olivier Lovey, entretien avec Nathalie Herschorfer, historienne de l’art, auteure et commissaire d’exposition suisse, 8’44″
Dans le cadre de sa recherche sur le genre portrait et particulièrement sur le portrait monstrueux, Olivier Lovey interroge Nathalie Herschorfer sur les enjeux curatoriaux actuels.

Alizé Hafner, entretien avec Guido Mocafico, photographe italien vivant en suisse, 27′
Guido Mocafico a travaillé sur la nature morte allant parfois jusqu’à l’exercice de style en reproduisant photographiquement la précision de la peinture flamande. Alizé Hafner l’interroge sur la nature morte contemporaine.
Pour des raisons techniques, l’entretien est ici un extrait de 13′.

Projet 1+1 =, deuxième édition

Mercredi, février 3rd, 2010

Pour la deuxième année consécutive, le projet 1+1=, mené dans le cadre du séminaire, est consacré à la notion de cinéma étendu, augmenté, et au multi-écrans. Les étudiants sont ainsi sensibilisés à l’œuvre de certains artistes majeurs tels que Eija-Liisa Ahtila, Christian Marclay, Melik Ohanian, Marie-José Burki, ou encore Abel Gance. Les étudiants doivent réaliser un ou plusieurs dispositifs permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur. Ce dispositif doit impliquer au minimum deux écrans, ou deux médias autonomes.

Le projet de Marie Bergé se décompose entre une performance et l’exposition de son enregistrement. Pour la performance, une forme plongée dans le noir évolue selon un mouvement toujours identique. Cette forme est éclairée une seconde par un minuteur déclenché par le spectateur. Ce qui est visible est donc à chaque fois inédit, le spectateur doit peu à peu recomposer l’entièreté du mouvement. Les dix écrans rendent compte de la diversité de ce jeu d’éclairage.

Marie Bergé, Carré sur ronds, extrait de la performance
Marie Bergé, Carré sur ronds
Marie Bergé, Carré sur ronds, dispositif
Marie Bergé, Carré sur ronds

Pauline Aellen propose un diptyque dans lequel est imagé le clignement de l’œil, œil fermé, œil ouvert. Les scènes sont des plans fixes plus ou moins longs de paysages hivernales dépourvues de présence humaine où rien ne se passe, invitant à la contemplation. Le titre, Last Winter Here, évoque la volonté de garder en mémoire un endroit que l’on va quitter.

Pauline Aellen, Last Winter Here, extrait
Pauline Aellen, Last Winter Here
Pauline Aellen, Last Winter Here, dispositif
Pauline Aellen, Last Winter Here

Dans le projet Matière morte, Sabrina Friio partage l’écran entre une scène de prise de vue, et un gros plan sur une matière en respiration. Un mannequin est emballé afin d’être protégé du froid, il recouvert de couvertures. Ces photographies appartiennent à la série Protect me. À droite, un mouvement étrange et lent fait vivre la matière.

Sabrina Friio, Matière morte, extrait
2010, installation vidéo, 2 vidéoprojecteurs, 2 hautes parleurs, bande vidéo, 4/3, PAL, couleur, son stéréo, 38’30
Sabrina Friio, Matière morte

Le projet A W A Y de Jean-Noël Pazzi, est une installation vidéo composée d’une visionneuse super 8 et d’une projection numérique et de quatre bocaux. Le concept général est une topographie de deux lieux. Les lieux sont d’abord filmés en super 8, à la première personne, puis le trajet est parcouru une nouvelle fois avec le film développé fixé sous la chaussure. Malgré l’abondance des documents présentés dont des morceaux de neige fondue, la documentation du lieu reste tout de même relative. Ce dispositif est un vase clos d’auto-documentation, qui traite de la surabondance de preuves du réel.

Jean-Noël Pazzi, Away, extrait
Jean-Noël Pazzi, Away, extrait

Le projet Sans titre de Saulo Haruo Ohara comporte un triptyque. Le premier écran montre une vidéo de so grand père agriculteur et photographe décédé récemment de la maladie d’Alzheimer. Le deuxième écran présente des détails de nature ou de corps. On voit sur le troisième écran Tei Muramoto, la grand-mère de l’auteur en train de prier à l’église Tenrikyo. Les trois vidéos sont reliées par l’oeuvre électroacoustique Travessia composée par le frère de l’auteur. Le spectateur est invité à se plonger dans cet univers spirituel, montrant les tensions du temps, du passage de la vie à la mort.

Sans titre Saulo Haruo Ohara, Tei Muramoto, troisième écran

Sans titre de Saulo Haruo Ohara, extrait du premier écran.

Sans titre Saulo Haruo Ohara, dispositif, extrait

Sans titre de Saulo Haruo Ohara, dispositif, extrait

No Kellogg’s Family est une installation à deux écrans accompagné d’une bande son. Shannon Guerrico se penche sur le style photographique de l’album de famille. Elle mutile ces images, évoquant ainsi l’imperfection et la violence de tout système familial; par ce geste, elle recrée étrangement une grande famille de gribouillés.

No Kellogg’s Family, Shannon Guerrico, extrait

No Kellogg’s FamilyShannon Guerrico, extrait

No Kellogg’s Family, Shannon Guerrico, dispositif, extrait

No Kellogg’s FamilyShannon Guerrico, dispositif, extrait

Cinéma vérité

Lundi, juin 8th, 2009

Les étudiants de deuxième année doivent réaliser l’interview d’un praticien ou d’un théoricien en relation avec le thème de leurs mémoires de fin d’études.

Dziga Vertov, cinéaste russe né en 1896, son pseudonyme signifie toupie qui tourne.“Ciné-oeil” = Ciné-je vois (je vois avec la caméra) + ciné-j’écris (j’enregistre avec la caméra sur la pellicule) + Ciné-organise (je monte).
La méthode du “Ciné-oeil” est la méthode d’étude scientifico-expérimentale du monde visible:
a) sur la base d’une fixation planifiée des faits de la vie sur la pellicule,
b) sur la base d’une organisation planifiée des ciné-matériaux documentaires fixés sur la pellicule.

Donc le “Ciné-Oeil” n’est pas seulement le nom d’un groupe de cinéastes. Pas seulement celui d’un film (Ciné-oeil ou la vie à l’improviste). Et pas non plus un certain courant dans le soi-disant “art” (de gauche ou de droite). Le “Ciné-Oeil” c’est un mouvement qui s’intensifie sans cesse, en faveur de l’action par les faits contre l’action par la fiction, si forte que soit l’impression produite par cette dernière.

Extrait Articles, Journaux, projets, 1972, Sylvianne Mossé, Andrée Robel