Projet Panoramas

juin 8th, 2009

Étudier le panorama en tant que dispositif permet de traverser l’histoire de l’art en s’interrogeant sur la place du spectateur et sur les questions relatives à son immersion. Autour de sa nature et son évolution se regroupent des préoccupations liées à l’histoire de la peinture, du cinéma et de la photographie. Plus récemment, un outil d’exploration comme streetview propose un modèle de représentation du territoire en connectant le référant photographique à un monde modélisé et calculé.

Les étudiants proposent ici un ensemble de mondes photographiques reconstruits à manipuler avec la souris.

Télécharger l’ensemble des films

Jean-Noël Pazzi, Panacée, 2009, Voir le panorama.
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Pauline Aellen, Sans-titre, 2009. Voir le panorama.
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Ohara Saulo Haruo, Sans-titre, 2009. Voir le panorama
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Paul Rousteau, Same but different, 2009. Voir le panorama.
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Dalila Ingold, Abfallfilm, 2009. Voir le panorama.
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Marie Bergé, Corps, 2009. Voir le panorama.
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Sabrina Friio, Jeu_Boite, 2009. Voir le panorama.
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Shannon Guerrico, En boite, 2009. Voir le panorama.
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Cinéma vérité

juin 8th, 2009

Les étudiants de deuxième année doivent réaliser l’interview d’un praticien ou d’un théoricien en relation avec le thème de leurs mémoires de fin d’études.

Dziga Vertov, cinéaste russe né en 1896, son pseudonyme signifie toupie qui tourne.“Ciné-oeil” = Ciné-je vois (je vois avec la caméra) + ciné-j’écris (j’enregistre avec la caméra sur la pellicule) + Ciné-organise (je monte).
La méthode du “Ciné-oeil” est la méthode d’étude scientifico-expérimentale du monde visible:
a) sur la base d’une fixation planifiée des faits de la vie sur la pellicule,
b) sur la base d’une organisation planifiée des ciné-matériaux documentaires fixés sur la pellicule.

Donc le “Ciné-Oeil” n’est pas seulement le nom d’un groupe de cinéastes. Pas seulement celui d’un film (Ciné-oeil ou la vie à l’improviste). Et pas non plus un certain courant dans le soi-disant “art” (de gauche ou de droite). Le “Ciné-Oeil” c’est un mouvement qui s’intensifie sans cesse, en faveur de l’action par les faits contre l’action par la fiction, si forte que soit l’impression produite par cette dernière.

Extrait Articles, Journaux, projets, 1972, Sylvianne Mossé, Andrée Robel

De 1787 à Masaki Fujihata

février 3rd, 2009

1787, Robert Baker coinçoit le panorama et avec l’invention de la photographie puis du cinéma suivront de nombreux dispositifs ayant pour ambition d’immerger le spectateur, de coller une vue totale à son regard, de l’intégrer dans un environnement. Nicolas Burtey, photographe spécialisé dans la photographie panoramique propose un historique des panoramas. Voir le lien.

2005, Masaki Fujihata, artiste japonnais poursuit son travail d’exploration du territoire, et sa série des Fields-Works. Il couple une lentille panoramique à une caméra DV et un GPS, les images ainsi indexées sur les coordonnées GPS sont projetées sur des cylindres dans un univers en trois dimensions. Masaki Fujihata s’interroge sur l’identité et la construction de l’individu en relation à son territoire. A Genève connu pour son aspect cosmopolite, il rencontre des interprètes et traducteurs d’origine étrangère et il les questionne sur leurs ressentis, leur attachement à la langue maternelle, leur nation d’origine, et les particularités du territoire genevois.

Download Masaki Fujihata, Landing-Home in Geneva, Genève
Extrait du making-of (Jean-Luc Marchina, Annelore Schneider, Caroline Bernard)
Avec la collaboration Haute école d’arts et de design, Centre pour l’image contemporaine

Projet Panoramas

février 3rd, 2009

La figure du panorama historiquement rattachée à l’histoire de la perspective, reste un moyen contemporain de création et d’exploration du territoire. Il s’agit, dans le cadre de ce séminaire, de réaliser avec des outils de création contemporains des panoramas connectés et fonctionnant en une série cohérente. Ces panoramas sont à créer avec des séries d’images fixes spécialement réalisés pour le séminaire.

L’objectif est d’utiliser les logiciels présentés pour proposer des univers qui ne soient pas nécessairement une représentation du réel. En effet, l’intérêt ici est d’élaborer un univers ludique, personnel qui met en jeu de façon inédite la relation entre le spectateur et les images.

Projet 1+1=, quelques propositions

janvier 21st, 2009

Le projet 1+1=, mené dans le cadre du séminaire, est consacré à la notion de cinéma étendu, augmenté, et au multi-écrans. Les étudiants sont ainsi sensibilisés à l’œuvre de certains artistes majeurs tels que Eija-Liisa Ahtila, Christian Marclay, Melik Ohanian, Marie-José Burki, ou encore Abel Gance. 

Depuis plus d’un an, le séminaire permet aux étudiants de la formation supérieure de photographie de s’interroger sur des modèles de représentation du temps et de l’espace, la restitution de la mémoire et de l’histoire à travers la captation et l’arrangement des images.

Le projet 1+1= consiste en la réalisation d’un ou plusieurs dispositifs permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur.

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Projet 1+1

Sans titre, Zoé Jobin, étudiante en deuxième année
Il s’agissait de créer un jeu de regards entre deux images, entre un paysage qui défile et un oeil sans vision véritable, rendu aveugle en devenant image. Le spectateur s’immisce dans cette relation, couché sur un matelas entre les deux écrans, il ne peut les voir simultanément, son regard circule de l’un à l’autre, il édite ainsi son propre champ de vision.

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La Traversée, Laëtitia Gessler, étudiante en deuxième année
En mettant deux écrans face à face, l’ambition est de signifier un espace qui n’existe pas, le spectateur est traversé par le hors-champ, et écrasé par la voiture.

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A new visual guide trough television

A new visual guide trough television

TV project, A new visual guide trough television,
Augustin Rebetez
, étudiant en deuxième année
Conçue à partir d’images photographiques tirées de la télévision, cette vidéo recrée un flux d’images en mouvement, en une sorte de diaporama qui ressemble à du scratch visuel. Pour trois minutes de séquence, plus de dix mille photographies ont été nécessaires. Présenté sur deux écrans, ce projet a pour ambition  de devenir une sorte de cinéma infini déployé tant dans la durée que dans la spatialité.

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Visions de l’entente, Florian Bloesch, étudiant en deuxième année
En jouant sur le décalage et la disproportion entre un son amplifié et une image anecdotique, les actions du quotidien se trouvent étrangement décrites. L’écran est petit, disposé au fond de la salle, le spectateur doit chercher le support visuel des sons qu’il entend. Un certain hommage à Playtime de Jacques Tati.

Films utilitaires, quelques propositions

janvier 21st, 2009

Il s’agit de réaliser pour les étudiants de première année une série de trois films photographiques à usage utilitaire. Les films doivent permettre de décrire ou de solutionner une situation en étant visualiser sur téléphone portable.

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L’Albatros, Paul Rousteau, étudiant en première année
Un travail autour de la poésie utilitaire. Les images trouvées par mots-clés sur Internet sont ici rassemblées illustrant par un procédé image par image le poème de Baudelaire mot à mot. Un travail poétique réalisé par des moyens de montage contemporain, et aspirant à remettre de la poésie dans les téléphones portables.

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Ménage, Aspirateur, Sabrina Friio, étudiante en première année
Il s’agit dans un temps au ralenti, dilué, de décrire voir de sur-décrire les actions du quotidien. Chaque étape du ménage devient un mouvement complexe, voir compliqué, à contre-emploi du film utilitaire au sens strict.

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Projet 1+1 = N

décembre 2nd, 2008

Journée de montage et expérimentation dans le cadre du projet 1+1= N

Pour rappel:
Il s’agit, pour les deuxièmes années en formation supérieure de photographie, de réaliser un ou plusieurs dispositifs permettant par la mise en regard, la juxtaposition ou le décalage d’initier un jeu entre les images et le spectateur.

Salle d’exposition CEPV

Le projet de Zoé Jobin

Le projet de Zoé Jobin

Sans Soleil, Chris Marker

novembre 25th, 2008

Focus particulier sur les séquences de Sans Soleil (1983) présentant des séries d’images fixes.
“J’ai passé ma journée devant la télé. Boite à souvenir. J’étais à Naja en compagnie des cerfs sacrés, je prenais une photo sans savoir qu’au XV siècle, Basho avait écrit Le saule contemple à l’envers l’image du héron ». Les images de la télévision défilent en une série de photographies, et opèrent une sorte de remontage filmique du mouvement télévisuel. 

J'ai passé ma journée devant la télé.
J'ai passé la journée devant ma télé

Love is for the birds

novembre 25th, 2008

Lise Duclaux, né en 1970 en France, vit et travaille à Bruxelles.
Elle réalise des séries de romans photos, ou des sortes planches narratives, en s’intéressant à la notion de lieu commun, et la recherche identitaire. L’ensemble de ces romans photos est téléchargeable sur le site de l’artiste.

Love is for the birds, Lise Duclaux, 2001

Love is for the birds, page 1

Love is for the birds, page 1

Droit de regards, Marie-Françoise Plissart

novembre 25th, 2008

Marie Françoise Plissart, née à Bruxelles en 1954, est une photographe et cinéaste belge. En 1985, elle réalise le roman photo Droits de regards, un livre de 36 pages sans textes, uniquement des photos dont la narration fonctionne comme une suite de palindromes.

L’ouvrage Droit de Regards est suivi d’un texte de Jacques Derrida, 1985, dont voici un extrait.

- C’est pourquoi ce je disais: la question du genre pose et développe la différence sexuelle, dans son instabilité la plus indécise, la différence tremblante, justement, et non la dualité oppositionnelle. Ce qui tremble ici, c’est la loi du genre. Read the rest of this entry »